Notre service prévention fête ses 50 ans !
Créé en 1975, le Service prévention incendie de Liège fut une initiative pionnière en Belgique. A l'époque, la réglementation sur la prévention incendie venait de voir le jour à la suite d'incendies tristement mémorables tels que celui de l'Innovation à Bruxelles et celui du dancing le "5-7" en France. C’est dans ce contexte qu’un Bureau de la prévention a vu le jour à Liège.
A ses débuts, le Service prévention conseillait les propriétaires afin que leurs bâtiments soient conformes aux réglementations. Il s’agissait alors des cafés, dancings, théâtres, restaurants ou usines.
Le travail de prévention s’est mis en place autour de deux axes :
- L’examen de plans de construction
- L’inspection des bâtiments
Au cours des cinquante années écoulées, la Prévention a grandi et s’est structurée afin de répondre à la demande toujours grandissante des citoyens et des administrations. Rien qu’en 2024, on compte près de 2.000 contrôles effectués sur le terrain, plus de 500 manifestations et évènements temporaires contrôlés et plus de 1.200 permis de traités.
Interview croisée (vidéo)
Pour marquer cet anniversaire, la Zone a réalisé une interview croisée de l’ancien Commandant Joseph Rahier, qui a pris part à la création du service, et du Major Laurent Charbon, actuel chef de la composante Gestion des risques.
Le Service régional d’Incendie de Liège est l'un des premiers à prévoir un Service de prévention structuré. « À l’époque, Liège faisait figure de précurseur, se souvient Joseph Rahier, nous avons structuré le travail dès le départ ».
Un choix justifié, selon le Major Charbon : « Liège est un grand centre urbain. Les consciences s’éveillaient sur la nécessité de sécuriser les bâtiments pour éviter des drames lors des incendies. Nous avons dû nous organiser, comme les autres grandes villes du pays ».
Aujourd’hui, la Prévention travaille pour les 21 communes qui composent la Zone, mais aussi à la demande de la Région wallonne pour certains types de permis.
De nouveaux défis
A l’avenir, la Prévention devra encore répondre à plusieurs défis : « Nous allons continuer d’assurer le service que l’on doit rendre aux communes et à la population dans les délais attendus », explique le Major Charbon. « Pour arriver à répondre à une demande croissante, nous allons informatiser de plus en plus les procédures ».
L’évolution des méthodes de construction constitue par ailleurs un nouveau risque lors d’un incendie. « Le polyuréthane est par exemple fortement utilisé dans l’isolation des maisons, commente-t-il. Mais lorsqu’il brûle, il produit des fumées très toxiques ». Autre exemple, « les structures en ossature bois qui constituent une charge combustible supplémentaire qui peut alimenter un incendie de manière très conséquente », explique le Major Charbon.
Les préventionnistes devront donc continuer de se former pour suivre les évolutions des bâtiments à protéger.
Cinquante ans d’expertise
À travers cinquante ans d’expérience et d’engagement, le département Prévention et Plans d'urgence confirme son rôle essentiel, celui de protéger la population en anticipant les risques d’incendie.